jeudi, février 16, 2012

لن تمرنٌ ... إلا على جثَتي

لم يأت المهدي المبروك وزيرثقافتنا ليحرر و يفتح و يشجع الإبداع بكل أنواعه و إنما ليرفض و يفرض و يغلق و يمنع و يقمع موضحا للجماعة و للجميع أنه من دعاة إرساء نظام أخلاقي رسمي.

وزير ثقافة القهقرى يعتبر أنه ينفرد بأمتلاك الذوق السليم و أن منصبه يملي عليه أن يصبح رهبانا و مدافعا شرسا عليه و أن يجعل من وزارته مركز أخلاق و مدرسة أذواق يأمر فيها بالمعروف و ينهي عن المعروف الآخر.

لذلك قرر وزير سخافتنا أن يغلق حدودنا و خشباتنا و أن يصدها في وجه كل الفنانين العرب و غير العرب عارضا جثته جدارا منيعا ضد هؤلاء الزنادقة.

و لا شك أنه يستعد لأن يجعل من مهرجاناتنا مناسبات تقتصر على عرض خطب الوعض و الإرشاد و محاضرات الأدعياء بما سيوفر للعديد من شبابنا العاطل عن العمل آلاف مواطن الشغل. و مادام سائرا على هذا النهج القويم و لإضفاء المزيد من البهجة و الحيوية على المهرجانات لماذا لا يقيم بها محارقا تحرق فيها كل الآلات الموسيقية و الكتب التي تحيد عن الذوق السليم؟

و نحن إذ لا نريد أن نعكس إرادة وزير جهالتنا الذي يريد أن يتحكم في غذائنا الثقافي و الروحي, فإننا ندعو لأن تبقى جثته جامدة طاهرة محصنة جمود تصوره الرجعي لثقافة ما بعد الثورة إرضاء للأسياد و المشغلين.

jeudi, janvier 12, 2012

Ma Tunisie à moi : 11 millions de putes dans un bordel à ciel ouvert.

Par où commencer ? Si je trouve une réponse à cette question, cela voudrait dire que j’ai déjà la solution et que ce billet n’a pas lieu d’être. Seulement, je n’arrive plus à savoir par où commencer, ni par où tout cela a commencé.

Personne ne travaille depuis plus d’une année. Moi compris. Tout le monde s’est improvisé enquêteur, journaliste, analyste, écrivain, observateur, conseiller, consultant et politicien. Tout le monde moi compris.

Il fut un temps où nous nous sommes improvisés entraineurs d’une équipe de football. 11 millions d’entraineurs pour une seule équipe. Mais notre équipe n’a pas remporté de médaille pour autant.

Aujourd’hui nous sommes 11 millions d’enquêteurs. Nous détenons tous la science infuse, LA vérité qui tue, le scoop, l’info, le dossier brûlant. Nous fouillons partout, nous déterrons la merde et nous nous plaignons de la puanteur. Peu de personnes supportent la puanteur, mais beaucoup la fouillent. Nous sommes 11 million de fouille-merdes.

Aujourd’hui nous sommes 11 millions de journalistes. Nous publions tous des articles et nous réclamons des droits de réponses à nos propres déblatérations. Nous démontrons, dénonçons, synthétisons et publions chacun à qui mieux mieux. Un blog par-ci, un journal par là, une revue de l’autre côté et parfois, quand la chance nous sourie, nous sommes même reconnus à grande échelle et invités en tant que journaliste de renommée. La catégorie ayant le vent en poupe étant celle du journalisme-citoyen.

Aujourd’hui nous sommes également 11 millions d’analystes. Nous analysons tout : les faits, l’info, les intox, le sang des uns et des autres. Nous tirons sur tout ce qui bouge et nous oublions les conclusions. Tout est bon à analyser : les opinions, les directions, la pensée et même les personnes qui nous entourent. Nous avons pourtant oublié comment analyser les matchs de foot. Grosse perte !

Aujourd’hui, nous sommes tous des écrivains. Nos plumes toujours retroussées, rouillées ou bien entretenues dessinent à tout va des mots. Mais surtout des insultes. Truffées de fautes. Nous noircissons aussi rapidement les pages que les réputations. Nous vendons nos lignes au kilomètre. Et tant pis si nous n’avons plus d’encre, car nous avons toujours notre salive à la rescousse. Enfonçons donc nos plumes dans nos langues. Même pas mal !

Aujourd’hui, nous sommes observateurs aussi. La découverte de l’année 2011 que ce terme fantastique englobant toutes les facéties possibles et imaginables de la critique aisée et de la gueule puante. Chevaliers désarmés, nous regardons tout ce qui se produit devant nous, et nous ne bronchons que pour cracher sur tout ce qui diffère de nous. Nous sommes les experts de l’observation des réseaux sociaux, des nouveaux médias et des médias classiques aussi. Nous sommes les experts des élections, des instances, des partis politiques, du droit, des amendements et du futur (n’en déplaise à certains !).

Et comme nous savons très bien que nous sommes des êtres supérieurs, dotés de beaucoup des qualités citées ci-dessus, nous nous sommes donc autoproclamés conseillers. Enorme. Nous avons tellement d’expérience que nous conseillons les pays voisins, nos amis proches et moins proches et mêmes les gens qui nous sont étrangers. Nous ne sommes pas donneurs de leçons, mais nous sommes conseillers, parce que nous, nous l’avons faite la révolution. Toute la révolution, du début jusqu’à la fin. Nous savons mieux que quiconque de quoi elle relève et ce qui en découle.

Je fatigue déjà, que je n’ai plus envie de poursuivre avec les autres fonctions des 11 millions qui restent. Alors pour faire simple, je saute directement à la conclusion pour dire que nous sommes 11 millions de putes. Oui des putes ! Et ne venez pas me dire que cela ne se dit pas et qu’il faudrait mieux employer le terme « prostituées ». Vous les experts, les journalistes, les conseillers, les observateurs.

Nous sommes 11 millions de putes à la langue bien pendante (et non pendue) qui puons le rance et la merde. Nous en avons bouffé de la merde et nous ne cessons de nous roter à la gueule les uns les autres. Nous sommes 11 millions de putes enragées et assoiffées de pouvoir et de reconnaissance. Reconnaissance au sein de nos familles, de nos collègues, de nos quartiers. Reconnaissance dans nos cercles d’amis virtuels, au sein des experts et des analystes. Des publicistes et des gens des médias, des employés du secteur public ou privé, des enseignants, des chercheurs, des chômeurs et des pique-assiettes. Des artistes et des penseurs, des bourgeois et va-nu-pieds. Nous sommes une honte pour le plus vieux métier du monde. Et les vraies putes rasent les murs aujourd’hui parce que nous salissons leur métier et leurs carrières.

Nous sommes 11 millions de putes et nous n’avons même pas appris à faire notre métier de pute correctement. Car nous tapinons tous sur le même trottoir, dans le même quartier, sous le même porche. Nous sommes 11 millions de putes et nous utilisons le même préservatif tous les jours depuis un an, les mêmes bas filés, le même fard trop sombre, les mêmes chaussures écorchées. 11 millions de putes qui ne trouvent pas de clients. Nous sommes 11 millions de putes incestueuses, car nous nous baisons les uns les autres. Nous nous violons les uns les autres. Nous finirons tous, avec nos descendances, débiles et tarés car nous serons 11 millions de putes consanguines.

lundi, octobre 17, 2011

Conjoncture (bribes)

Elle est toujours délicate, souvent difficile et parfois explosive. Elle a toujours souffert d’un contexte, dont elle est séparée soit par omission volontaire soit par simple oubli.

La conjoncture est souvent ‘’politique’’ mais nous lui concédons rarement sa dimension émotive. Nous voulons souvent l’exempter de tout ordre, de toute excuse et, fait plus marquant, nous la déracinons souvent.

Pourquoi ne la considérons-nous pas en tant que conjoncture ? Pourquoi s’acharnons-nous à lui faire dire ce qu’elle ne veut pas souvent dire ? On nous avait pourtant appris à placer les ‘’choses’’ dans leurs contextes. C’est même les premières leçons que nous avions eues à copier dans nos cahiers. Le contexte. Et Dieu seul sait ce que j’en ai bavé de ce contexte. Je ne voulais pas le prendre en compte. Il me ligotait, m’obligeait à me restreindre à une théorie pré-dictée, à un cas de figure, ou parfois-même à une simple figure de style. Je voulais me perdre moi. Je ne voulais pas de ligne conductrice. Je ne voulais pas d’un plan, et encore moins d’une structure. J’aimais bien la liberté que j’avais, de mener là où je le voulais mes mots, ma pensée. Peut-être par facilité. Peut-être parce que je ne savais pas faire autrement.

Au fil du temps, des années même, je me suis rendue compte que malgré la conjoncture je pouvais aller où bon me semble. Que ma conjoncture est mienne, et que par conséquent, c’est moi-même qui la posait. Et la difficulté s’est transformée en outil.

dimanche, octobre 16, 2011

Congénitale

Plus le temps passe, plus je me rends compte qu'elle est congénitale. Je ne suis certes pas un as des statistiques, mais les exemples que j'arrive À rassembler dessinent toutes seules la courbe qui le prouve.
Et puis, elle monte crescendo aussi. Mais lÀ, c'est un autre sujet dont je parlerai une autre fois.
Je disais donc qu'elle est congénitale. Et pourtant! Pourtant je n'en connais pas la racine. Ou plutôt le haut de l'arbre (commenÇons par le début!).
Deux. Ou plus, parce que je ne connais pas tout le branchement. Mais l'on dit qu'un vaut mieux que deux, tu l'auras (dans le cul) n'est-ce pas? Et lÀ, le un n'aurait pas arrangé mes statistiques. Et congénitale n'aurait pas eu lieu d'être. Donc, merci la fertilité. Du fond du coeur, car tu me permets de me piquer d'arguments scientifiques.
Ne perdons pas le nord. On y vient. Car malgré le semblant de différence, on les retrouve. Et À eux deux, ils détruisent la théorie des deux parallèles.
Et elle a du génie, la congénitale. Et beaucoup de popularité (partie d'une autre extra-théorie À paraitre prochainement).
Elle est nourrie par une énergie, renouvelable car elle est puisée dans les émotions (caractéristique humaine). Elle est aussi nourrie par un vide (y a une théorie pour Ça?) un énorme trou béant.
Elle se cristallise par la peur (pas une excuse) et par l'incapacité À assumer des choix (antérieurs principalement).
Elle se manifeste via une diarrhée verbale et une avalanche de la pensée (oui, parce que congénitale pense aussi). Elle est avide de reconnaissance. Et sans moi (nous) elle ne vaut rien (ou presque, parce qu'il faut bien exagérer).
Congénitale, et j'avoue fatigante, parce qu'elle s'organise en gang-bang (heuh), une quasi tournante qui t'épuise même si tu es fan de jeux SM (en amour. Ou pas).
Congénitale parce qu'elle opère sourire aux lèvres et "vipère au poing" (fallait qu'elle sorte celle lÀ, priez pour le salut de la guerre des boutons).
Congénitale car elle rassemble les minutes, les heures et les jours de grande détresse, dans le froid et même en plein hiver (brrr).
Congénitale car elle pousse des gens comme moi À se pencher sur le sujet, et À déblatérer sur quelques lignes.
Congénitale parce qu'elle donnera naissance, parce qu'elle donnera la vie (ou pas) À quelque chose qui pourra peut-être devenir l'exception qui confirmera la règle.
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jeudi, août 18, 2011

من أنتم ؟

النَاس إلي يغنَيو في غناية الشَعب و الثَورة و الأصل و المفصل و لغة توَة الكفاح و نغمة كلاونا و موَال يا هل ترى يرجعون أحباب قلبي. شكونهم؟

نفس النَاس إلَي يصولو و يجولو في البلاد التَونسيَة و في غيرها مالبلدان , يعيَطو و يصيحو إلَي الثَورة متاعهم, إلَي هوما عملوها و إلَي فلان و فلتان ركبو و إلَا يحضَرو في رواحهم بش يركبو عليها.

وين كانو النَاس هاذوما ؟ وين كانو مدَة 23 سنة و حتَى أكثر؟ أنا مانيش نطالب فيهم بش يقدَمو بطاقة دخول كيف إلَي كنَا نستعملوهم في المعاهد و إلا بش يعبَرو وقتلَي هوما كانو في كروش امَاهاتهم. أنا نتساءل وين كانو راكشين هالأربعة و إلا الخمسة سنين إلَي تعدَاو. اش عملو للبلاد و إلا لسكَان البلاد؟ أشنيَة الشَرعية إلي تخلَيهم ينصرو فلان و يخوَنو فلتان؟ بالطبيعة كلمة الشَرعيَة ما عندهاش شرعيَة في حدَ ذاتها و لذا هات خلَي نشلَكوها هيَ زادة.

شكونهم هاذوما المحروقين على بلادهم؟ أشكونهم إلي يتبخترو و يورَيو فينا في قدَهم الميَاس؟ إلي يخدمو في و مع السَفارات؟ إلَي ينسَقومع المناضلين و شبه المناضلين؟ إلي يصرفو على الكلمة و العيشة و الكرامة و الخبزة من حق الزوَالي ؟ إلي في كل محضر يحضرو و ديما في الموعد ... أمَا وراء الحاسوب متاعهم و إلَا على فردة بنك وإلَا في تيراس متع قهوة مالقهاوي. الثَورة وليدة القهوة؟ هاو في بالي.

أشكونهم إلَي تولدو بمغارف ذهب في أفَامهم؟ إلَي لا تعبو لا سهرو و لا خدمو و جايين يقدَمو في خدماتهم للثَورة؟ ألَي متبرَين مالكلَ و مستبنين القانون و دولة القانون؟ إلي صرفو على رواحهم و صرفت عليهم تونس؟ أشعب الطفيلي و أخواته و إلَي يتمسكنو و يتقفطنو و يبكيو على مرارة العيشة و اللَقمة الصعيبة و فلان إلَي عطاه ربي و نحَالو من فمَو هوَ؟ إلَي ما عندوش همَة و ياكل في صحن إلَي يسوى و ما يسواش و يغنَي في موَال ''أنا مش كافر بس الجوع كافر''؟ إلَي يصولو و يجولو و يمدحو في الأقطاب؟

نحبَ نهار نعرف كيفاش يرقدو النَاس هاذوما و يغمَضو عينيهم و يعطيوها خميري من غير ترميشة؟ كيفاش يقومو الصَباح و شنوَة يفطرو. زعمة قلمهم فطيرة حافية و إلَا عظمة في الزَبدة؟ كايك و كرواسون و إلَا عصير غلال الجنَة و ديما يمشي؟ و القهوة في راس النَهج؟ و الفطور؟ و البصَة؟ ناتنة و إلَا بلاش ريحة؟ و الخرية جارية و إلَا عندهم القبض؟ زعمة يحكَو سنَيهم؟

نحكي على إلَي يقولو ''حوت ياكل حوت'' و ''الصَوف تتباع بالرَزانة'' . باللَاهي قولولي لأشكون تبيعو فيها الصَوف؟ و في أنا سوق؟ تعملو تخفيضات؟ تعرفوه قانون السَوق؟ و إلَا زعام كان في قانون الغاب؟ وجماعة الفوضى الخلَاقة و الفنَ و الثَقافة. هاو ريحتو طلعت الفنَ متاعكم حتَى ولَينا ناكلو فيه. العفن.

إلَي يلعب عالكلام و على الطنبور و بالكذا. إلَي يبندر و إلَي يشطح و إلَي ما ززَاتوش البطحة ... وطلع للسَطح. إلَي يغرم و إلَي يغرف و ما يعرفش إلَي ماناش الكلَ أولاد تسعة شهور. أشكونهم؟ أشكونكم؟

lundi, juin 20, 2011

Lettre d'adieu de Gabriel Garcia Marquez

A 83 ans, atteint d'une maladie grave, Gabriel Garcia Marquez a adressé cette lettre d'adieu à ses amis

"Si pour un instant Dieu m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible …

Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais à tout ce que je dis.

Je donnerais une valeur aux choses, pour ce qu'elles signifient.

Je dormirais peu, je rêverais plus, je crois que chaque minute passée les yeux fermés représentent soixante secondes en moins de lumière.

Je marcherais quand les autres s'arrêtent, je me réveillerais quand les autres dorment.

Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul. J'enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l'âge mais avec l'oubli.

J'ai appris tant de choses des hommes …

J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur c'est dans la manière de l'escalader.

J'ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit point, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours.

J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut que pour l'aider à se lever.

Dis toujours ce que tu sens, fais ce que tu penses.

Il y a toujours un lendemain, et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses : mais si jamais je n'ai plus que ce jour, j'aimerais dire à tous ceux que j'aime combien je les aime.

Le lendemain n'est garanti à personne, qu'il soit jeune ou vieux …

Aujourd'hui peut … être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes.

N'attends pas, fais-le aujourd'hui, car, si demain ne vient pas, tu regretteras de n'avoir pas pris le temps d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, trop occupé que tu étais.

Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à l'oreille combien tu as besoin d'eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de dire "je regrette", "pardonne-moi, s'il te plaît", "merci", et tous les mots d'amour que tu connais.

Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.

Car personne ne se souviendra de tes pensées secrètes.

Il faut qu'elles soit dites … avant que tout soit consommé …"

lundi, juin 06, 2011

Tunisie : Avant-première politique avortée en répétition

Post en réponse à l’article de Zohra Abid sur Kapitalis ‘’Le PDP, c’est du costaud’’ daté du 05 Juin 2011

Je tiens, pour commencer, à dire que je ne suis ni une adhérente, ni une sympathisante du PDP. Mon post résulte uniquement d’une indignation ressentie après la lecture de l’article de Madame Abid sur Kapitalis.

Je pense sincèrement que les journalistes, dans une Tunisie post 14 Janvier manquent cruellement de ‘’sens de la démocratie’’. Pourquoi s’acharne-t-on à ‘’démanteler’’ les actions politiques qu’elles émanent de partis ou d’indépendants ? Pourquoi cherche-t-on à ‘’salir’’ toute initiative dans ce sens ?

Nous commençons à peine à assister à l’éclosion d’activités politiques (avant même la date de départ pour les campagnes officielles). Et ce n’est que bon pour nous, citoyens, car cela nous permet de nous familiariser avec des partis politiques dont nous ne connaissons que le nom (et encore vu leur nombre en perpétuelle croissance) et quelques fois les leadeurs ou têtes d’affiches de ces partis.

Nous ne cessons de nous plaindre depuis plus de 23 ans que nous n’avions pas été ‘’initiés’’ aux meetings politiques à cause du régime monopartite qui a régné sur la Tunisie. Mais aujourd’hui, et avec un foisonnement de partis politiques naissants en plus d’anciens partis de tradition, nous nous attaquons aux ‘’formes’’ d’activités de ces derniers.

Quel mal y a-t-il à ce qu’un parti organise des meetings avant le démarrage officiel des campagnes ?

Quel mal y a-t-il que ces mêmes partis, fassent appel à des agents de sécurité sur place ? Sommes-nous à ce point devenus allergiques à toute forme de sécurité ? Cette même sécurité qui, rappelons-le n’a pas pu être observées durant ces derniers mois lors de meetings de différents partis. Notons que l’Etat, et les différents organes de sécurité du pays n’ont pas été capables de ‘’protéger’’ et l’assistance et les organisateurs de ces meetings (exemple de ce qui est arrivés à Kairouan, ou à Sfax) les agents de sécurité privés y arrivent, et ce n’est que tant mieux.

Qualifier les agents de sécurité qui étaient présents sur le meeting du PDP d’images de l’ancien régime n’est pas justifié. Partout dans le monde, nous voyons ces personnes dans les meetings politiques ou même dans des manifestations culturelles, et se focaliser sur eux dans un article comme celui de Madame Abid, ne peut que me conforter dans l’idée qu’on ne fait que chercher la petite bête.

La ‘’critique’’ ne s’arrête pas à ce ‘’phénomène’’ mais se prolonge sur le fait que le meeting soit bien organisé. Où est le mal, chère Madame, qu’il y ait des volontaires en tee-shirts blancs qui aident à l’organisation ou au bon déroulement de l’événement ? Où est également le mal, chère Madame qu’il y ait des enfants présents autour de la scène ? Pourquoi n’êtes-vous pas aussi indignée que vous ne sembliez l’être par la présence de volontaires sur des événements sportifs ou culturels ? Pourquoi ne relevez-vous pas, avec un ton satirique, la présence d’enfants à l’ouverture des matchs de la Coupe du Monde par exemple ?

Et puis, où est le mal si des sympathisants ou des adhérents du parti se mobilisent de différentes régions pour venir assister au meeting ? Où est le mal si des volontaires distribuent le journal de leur parti à l’assistance ?

Je passerai rapidement sur l’épisode des ‘’quatre voilées’’ car je trouve ignoble de discréditer une assemblée par son assistance. Et l’argument (oui, je pèse mes mots chère Madame) des filles voilées, est destiné à discréditer cet événement aux yeux d’un certain lectorat ‘’orienté’’ (vous savez autant que moi de qui/quoi je parle).

Chère Madame Abid, vous sembliez reprocher à ce meeting d’avoir été bien organisé. Pensez-vous que c’est là le travail d’un journaliste ? Pensez-vous que c’est là un exemple à donner à des citoyens dont le pays est en transition démocratique ? Pensez-vous que c’est en critiquant comme vous le faites ce genre d’événements que vous allez pousser vos concitoyens à s’enquérir des partis politiques, à s’informer de leurs programmes et à aller voter par la suite ?

Pour finir chère Madame, vous reprochez aux partis politiques de vous laisser une ‘’désagréable impression d’assister à la répétition d’une comédie politique’’. Je vous réponds que oui, nous sommes un pays qui ‘’répète’’ avant son avant-première. Nous avons besoin de travailler dur pour réussir notre transition démocratique, et que par conséquent, tous les moyens que nous mettons en œuvre ne vont qu’améliorer cette ‘’représentation’’.