mardi 16 avril 2013

ما نقلّكش

أيّ و أنا شبيني؟
شنوّة إلّي ناقصني؟
نرى و نسمع و نشوف
و نحسّ أكثر الوقت
الظّاهر و المخبّي
موش على خاطر ما نتكلّمش
على خاطر نخاف نتكلّم نهرب من روحي
نتكلّم الأرض عالوطى تتطبق
نتكلّم تتعرّى الأشجار مالورق
نتكلّم تنطق السّماء بالبرق
نتكلّم؟
لا ما نتكلّمش. تهرب منّي
و نقعد وحدي ندور ندور
نحبس الكلمة بين الشّفرة و العين
تطلع روحها و ما يسمعها حدّ
نحبسها و أنا نغنّي، تنسى
تخنس و ما عادش يطلع نفسها
و أنا بين التّنفيسة و التّنفيسة نغرق في بحر
ماه حلوّ قاطع
و لونو؟
ما نقلّكش.
أش يهمّك في لونو؟
يزّي ما تلحلحش.
أغزر و اسكت و ما تسألش
كيما تربّينا و أحنا صغار
السّكات
لا يطلع صوت و لا تسمع تنفيسة
تربّينا نلوّحو الكلمة في الماء
تكبر
و تولّي عشاء حوتة
و بعد هذا و دونو أش تحبّني نقلّك؟
ما نتكلّمش.
ما نقلّكش.
ما نحبّكش.

mardi 15 janvier 2013

Cyclique


Tu marcheras seul dans les méandres de tes pensées

Ainsi soit-il ! Ce sont tes volontés. Mais pas les dernières.

Tu ne sais pas que tu n’es point maître de ton destin et tu ne te souviens même pas de l’avoir confié à une tierce personne. Et je ne serai pas ta mémoire.

De tes mains tu as cru défaire tes liens, ou du moins ce qu’il en reste. Et tes pas ne t’ont mené nulle part. Tu as fini échoué sur des rivages qui ne sont pas tiens. Comme la première fois.

N’as-tu pas jadis demandé la permission aux locataires de ces cieux s’ils voulaient de toi ? Et quand ils t’ont repoussé, ne t’ai-tu pas demandé pourquoi ?

Tu dis toujours que ceux qui posent des questions sont des imbéciles. Et tu ne réponds jamais aux imbéciles. Ça les instruirait, disais-tu.

Ainsi soit-il ! Car quand tu veux, tu ne vas pas jusqu’au bout.

Tu reviens toujours au point de départ, comme une boucle qui n’a pas de fin.

Tu marcheras toujours, infatigable, tel un personnage sorti tout droit d’un roman qui n’a pas encore été écrit et qui attend de te retrouver entre ses pages.

Tu traceras ce que tu penseras être des lignes dont tu auras au passage pris le soin d’effacer la genèse, tels les premiers vers d’une poésie.

Tu seras fatigué parfois, excédé souvent. Mais tu ne t’arrêteras pas pour autant. Car tu auras décidé de poursuivre dans ces chemins. Même sinueux et rudes.

Et tu voudras continuer, pour toujours reprendre au même point. Pour le plaisir du recommencement, tel un Sisyphe qui ne sait plus s’arrêter.

Ainsi soit-il ! Ce sont tes volontés. Mais pas les dernières. 

lundi 17 décembre 2012

مهرجانات


نِسمع في طرحة حفّالة صوتَها كيف الرَّعَد 
طيّرت النَّكَد 
لمّت الأحباب و جات تزور في الوَلَد 
واحد ينِينْ و الاخر يهين 
و الثَّالث مِالوَسَخْ يغسِل في الطّرفين 
نظافة و عفافة و بْريق على ضوّْ الرّش 
يِروي العِين 
غنَّي تَيَفْرح الحزين و يْرِفّ الڤلب إلّي ضنِّيتَه ڤزين 
ميِّل يا غزيّل عالجال الحال إلّي مالتَّعَبْ ما بيِّل 
وَاشطح لَتِمحي الاوجاع عند الصَّغَيّر 
احكي تَيَسْمع الغايب والّي في الأبعاد 
و هِزّ صوتِك 
هاذي فرْحِتِك فيها لا تسلَّم 


وڤفوا فوق المنصة و للعالي نهرو و زهرو
اسمع يالّي تسمع و أحقر الّلي ضاددنا و اركع 
اسجد و اعطي كاره للذلّ و مالتَّراب عينك لا تطلع 
امحي الّي كتَبتَه و احرق الّي نشرته و الّي في ڤلبك يضَلّ الدّهَر ليه متنكّر 
العهد خون و الرَّفيق يهون و اعفس علّي ما تڤدر تكسّر 
تبنّى الاحلام و ارتع 
يرجعلك وعدك بالذَّهب مرصَّع 
و اذا طوَال عليك الزَّمَن اصبر
فربّك للصّابر لا يتنكَّر 



jeudi 16 février 2012

لن تمرنٌ ... إلا على جثَتي

لم يأت المهدي المبروك وزيرثقافتنا ليحرر و يفتح و يشجع الإبداع بكل أنواعه و إنما ليرفض و يفرض و يغلق و يمنع و يقمع موضحا للجماعة و للجميع أنه من دعاة إرساء نظام أخلاقي رسمي.

وزير ثقافة القهقرى يعتبر أنه ينفرد بأمتلاك الذوق السليم و أن منصبه يملي عليه أن يصبح رهبانا و مدافعا شرسا عليه و أن يجعل من وزارته مركز أخلاق و مدرسة أذواق يأمر فيها بالمعروف و ينهي عن المعروف الآخر.

لذلك قرر وزير سخافتنا أن يغلق حدودنا و خشباتنا و أن يصدها في وجه كل الفنانين العرب و غير العرب عارضا جثته جدارا منيعا ضد هؤلاء الزنادقة.

و لا شك أنه يستعد لأن يجعل من مهرجاناتنا مناسبات تقتصر على عرض خطب الوعض و الإرشاد و محاضرات الأدعياء بما سيوفر للعديد من شبابنا العاطل عن العمل آلاف مواطن الشغل. و مادام سائرا على هذا النهج القويم و لإضفاء المزيد من البهجة و الحيوية على المهرجانات لماذا لا يقيم بها محارقا تحرق فيها كل الآلات الموسيقية و الكتب التي تحيد عن الذوق السليم؟

و نحن إذ لا نريد أن نعكس إرادة وزير جهالتنا الذي يريد أن يتحكم في غذائنا الثقافي و الروحي, فإننا ندعو لأن تبقى جثته جامدة طاهرة محصنة جمود تصوره الرجعي لثقافة ما بعد الثورة إرضاء للأسياد و المشغلين.

jeudi 12 janvier 2012

Ma Tunisie à moi : 11 millions de putes dans un bordel à ciel ouvert.

Par où commencer ? Si je trouve une réponse à cette question, cela voudrait dire que j’ai déjà la solution et que ce billet n’a pas lieu d’être. Seulement, je n’arrive plus à savoir par où commencer, ni par où tout cela a commencé.

Personne ne travaille depuis plus d’une année. Moi compris. Tout le monde s’est improvisé enquêteur, journaliste, analyste, écrivain, observateur, conseiller, consultant et politicien. Tout le monde moi compris.

Il fut un temps où nous nous sommes improvisés entraineurs d’une équipe de football. 11 millions d’entraineurs pour une seule équipe. Mais notre équipe n’a pas remporté de médaille pour autant.

Aujourd’hui nous sommes 11 millions d’enquêteurs. Nous détenons tous la science infuse, LA vérité qui tue, le scoop, l’info, le dossier brûlant. Nous fouillons partout, nous déterrons la merde et nous nous plaignons de la puanteur. Peu de personnes supportent la puanteur, mais beaucoup la fouillent. Nous sommes 11 million de fouille-merdes.

Aujourd’hui nous sommes 11 millions de journalistes. Nous publions tous des articles et nous réclamons des droits de réponses à nos propres déblatérations. Nous démontrons, dénonçons, synthétisons et publions chacun à qui mieux mieux. Un blog par-ci, un journal par là, une revue de l’autre côté et parfois, quand la chance nous sourie, nous sommes même reconnus à grande échelle et invités en tant que journaliste de renommée. La catégorie ayant le vent en poupe étant celle du journalisme-citoyen.

Aujourd’hui nous sommes également 11 millions d’analystes. Nous analysons tout : les faits, l’info, les intox, le sang des uns et des autres. Nous tirons sur tout ce qui bouge et nous oublions les conclusions. Tout est bon à analyser : les opinions, les directions, la pensée et même les personnes qui nous entourent. Nous avons pourtant oublié comment analyser les matchs de foot. Grosse perte !

Aujourd’hui, nous sommes tous des écrivains. Nos plumes toujours retroussées, rouillées ou bien entretenues dessinent à tout va des mots. Mais surtout des insultes. Truffées de fautes. Nous noircissons aussi rapidement les pages que les réputations. Nous vendons nos lignes au kilomètre. Et tant pis si nous n’avons plus d’encre, car nous avons toujours notre salive à la rescousse. Enfonçons donc nos plumes dans nos langues. Même pas mal !

Aujourd’hui, nous sommes observateurs aussi. La découverte de l’année 2011 que ce terme fantastique englobant toutes les facéties possibles et imaginables de la critique aisée et de la gueule puante. Chevaliers désarmés, nous regardons tout ce qui se produit devant nous, et nous ne bronchons que pour cracher sur tout ce qui diffère de nous. Nous sommes les experts de l’observation des réseaux sociaux, des nouveaux médias et des médias classiques aussi. Nous sommes les experts des élections, des instances, des partis politiques, du droit, des amendements et du futur (n’en déplaise à certains !).

Et comme nous savons très bien que nous sommes des êtres supérieurs, dotés de beaucoup des qualités citées ci-dessus, nous nous sommes donc autoproclamés conseillers. Enorme. Nous avons tellement d’expérience que nous conseillons les pays voisins, nos amis proches et moins proches et mêmes les gens qui nous sont étrangers. Nous ne sommes pas donneurs de leçons, mais nous sommes conseillers, parce que nous, nous l’avons faite la révolution. Toute la révolution, du début jusqu’à la fin. Nous savons mieux que quiconque de quoi elle relève et ce qui en découle.

Je fatigue déjà, que je n’ai plus envie de poursuivre avec les autres fonctions des 11 millions qui restent. Alors pour faire simple, je saute directement à la conclusion pour dire que nous sommes 11 millions de putes. Oui des putes ! Et ne venez pas me dire que cela ne se dit pas et qu’il faudrait mieux employer le terme « prostituées ». Vous les experts, les journalistes, les conseillers, les observateurs.

Nous sommes 11 millions de putes à la langue bien pendante (et non pendue) qui puons le rance et la merde. Nous en avons bouffé de la merde et nous ne cessons de nous roter à la gueule les uns les autres. Nous sommes 11 millions de putes enragées et assoiffées de pouvoir et de reconnaissance. Reconnaissance au sein de nos familles, de nos collègues, de nos quartiers. Reconnaissance dans nos cercles d’amis virtuels, au sein des experts et des analystes. Des publicistes et des gens des médias, des employés du secteur public ou privé, des enseignants, des chercheurs, des chômeurs et des pique-assiettes. Des artistes et des penseurs, des bourgeois et va-nu-pieds. Nous sommes une honte pour le plus vieux métier du monde. Et les vraies putes rasent les murs aujourd’hui parce que nous salissons leur métier et leurs carrières.

Nous sommes 11 millions de putes et nous n’avons même pas appris à faire notre métier de pute correctement. Car nous tapinons tous sur le même trottoir, dans le même quartier, sous le même porche. Nous sommes 11 millions de putes et nous utilisons le même préservatif tous les jours depuis un an, les mêmes bas filés, le même fard trop sombre, les mêmes chaussures écorchées. 11 millions de putes qui ne trouvent pas de clients. Nous sommes 11 millions de putes incestueuses, car nous nous baisons les uns les autres. Nous nous violons les uns les autres. Nous finirons tous, avec nos descendances, débiles et tarés car nous serons 11 millions de putes consanguines.

lundi 17 octobre 2011

Conjoncture (bribes)

Elle est toujours délicate, souvent difficile et parfois explosive. Elle a toujours souffert d’un contexte, dont elle est séparée soit par omission volontaire soit par simple oubli.

La conjoncture est souvent ‘’politique’’ mais nous lui concédons rarement sa dimension émotive. Nous voulons souvent l’exempter de tout ordre, de toute excuse et, fait plus marquant, nous la déracinons souvent.

Pourquoi ne la considérons-nous pas en tant que conjoncture ? Pourquoi s’acharnons-nous à lui faire dire ce qu’elle ne veut pas souvent dire ? On nous avait pourtant appris à placer les ‘’choses’’ dans leurs contextes. C’est même les premières leçons que nous avions eues à copier dans nos cahiers. Le contexte. Et Dieu seul sait ce que j’en ai bavé de ce contexte. Je ne voulais pas le prendre en compte. Il me ligotait, m’obligeait à me restreindre à une théorie pré-dictée, à un cas de figure, ou parfois-même à une simple figure de style. Je voulais me perdre moi. Je ne voulais pas de ligne conductrice. Je ne voulais pas d’un plan, et encore moins d’une structure. J’aimais bien la liberté que j’avais, de mener là où je le voulais mes mots, ma pensée. Peut-être par facilité. Peut-être parce que je ne savais pas faire autrement.

Au fil du temps, des années même, je me suis rendue compte que malgré la conjoncture je pouvais aller où bon me semble. Que ma conjoncture est mienne, et que par conséquent, c’est moi-même qui la posait. Et la difficulté s’est transformée en outil.

Congénitale

Plus le temps passe, plus je me rends compte qu'elle est congénitale. Je ne suis certes pas un as des statistiques, mais les exemples que j'arrive À rassembler dessinent toutes seules la courbe qui le prouve.
Et puis, elle monte crescendo aussi. Mais lÀ, c'est un autre sujet dont je parlerai une autre fois.
Je disais donc qu'elle est congénitale. Et pourtant! Pourtant je n'en connais pas la racine. Ou plutôt le haut de l'arbre (commenÇons par le début!).
Deux. Ou plus, parce que je ne connais pas tout le branchement. Mais l'on dit qu'un vaut mieux que deux, tu l'auras (dans le cul) n'est-ce pas? Et lÀ, le un n'aurait pas arrangé mes statistiques. Et congénitale n'aurait pas eu lieu d'être. Donc, merci la fertilité. Du fond du coeur, car tu me permets de me piquer d'arguments scientifiques.
Ne perdons pas le nord. On y vient. Car malgré le semblant de différence, on les retrouve. Et À eux deux, ils détruisent la théorie des deux parallèles.
Et elle a du génie, la congénitale. Et beaucoup de popularité (partie d'une autre extra-théorie À paraitre prochainement).
Elle est nourrie par une énergie, renouvelable car elle est puisée dans les émotions (caractéristique humaine). Elle est aussi nourrie par un vide (y a une théorie pour Ça?) un énorme trou béant.
Elle se cristallise par la peur (pas une excuse) et par l'incapacité À assumer des choix (antérieurs principalement).
Elle se manifeste via une diarrhée verbale et une avalanche de la pensée (oui, parce que congénitale pense aussi). Elle est avide de reconnaissance. Et sans moi (nous) elle ne vaut rien (ou presque, parce qu'il faut bien exagérer).
Congénitale, et j'avoue fatigante, parce qu'elle s'organise en gang-bang (heuh), une quasi tournante qui t'épuise même si tu es fan de jeux SM (en amour. Ou pas).
Congénitale parce qu'elle opère sourire aux lèvres et "vipère au poing" (fallait qu'elle sorte celle lÀ, priez pour le salut de la guerre des boutons).
Congénitale car elle rassemble les minutes, les heures et les jours de grande détresse, dans le froid et même en plein hiver (brrr).
Congénitale car elle pousse des gens comme moi À se pencher sur le sujet, et À déblatérer sur quelques lignes.
Congénitale parce qu'elle donnera naissance, parce qu'elle donnera la vie (ou pas) À quelque chose qui pourra peut-être devenir l'exception qui confirmera la règle.
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jeudi 18 août 2011

من أنتم ؟

النَاس إلي يغنَيو في غناية الشَعب و الثَورة و الأصل و المفصل و لغة توَة الكفاح و نغمة كلاونا و موَال يا هل ترى يرجعون أحباب قلبي. شكونهم؟

نفس النَاس إلَي يصولو و يجولو في البلاد التَونسيَة و في غيرها مالبلدان , يعيَطو و يصيحو إلَي الثَورة متاعهم, إلَي هوما عملوها و إلَي فلان و فلتان ركبو و إلَا يحضَرو في رواحهم بش يركبو عليها.

وين كانو النَاس هاذوما ؟ وين كانو مدَة 23 سنة و حتَى أكثر؟ أنا مانيش نطالب فيهم بش يقدَمو بطاقة دخول كيف إلَي كنَا نستعملوهم في المعاهد و إلا بش يعبَرو وقتلَي هوما كانو في كروش امَاهاتهم. أنا نتساءل وين كانو راكشين هالأربعة و إلا الخمسة سنين إلَي تعدَاو. اش عملو للبلاد و إلا لسكَان البلاد؟ أشنيَة الشَرعية إلي تخلَيهم ينصرو فلان و يخوَنو فلتان؟ بالطبيعة كلمة الشَرعيَة ما عندهاش شرعيَة في حدَ ذاتها و لذا هات خلَي نشلَكوها هيَ زادة.

شكونهم هاذوما المحروقين على بلادهم؟ أشكونهم إلي يتبخترو و يورَيو فينا في قدَهم الميَاس؟ إلي يخدمو في و مع السَفارات؟ إلَي ينسَقومع المناضلين و شبه المناضلين؟ إلي يصرفو على الكلمة و العيشة و الكرامة و الخبزة من حق الزوَالي ؟ إلي في كل محضر يحضرو و ديما في الموعد ... أمَا وراء الحاسوب متاعهم و إلَا على فردة بنك وإلَا في تيراس متع قهوة مالقهاوي. الثَورة وليدة القهوة؟ هاو في بالي.

أشكونهم إلَي تولدو بمغارف ذهب في أفَامهم؟ إلَي لا تعبو لا سهرو و لا خدمو و جايين يقدَمو في خدماتهم للثَورة؟ ألَي متبرَين مالكلَ و مستبنين القانون و دولة القانون؟ إلي صرفو على رواحهم و صرفت عليهم تونس؟ أشعب الطفيلي و أخواته و إلَي يتمسكنو و يتقفطنو و يبكيو على مرارة العيشة و اللَقمة الصعيبة و فلان إلَي عطاه ربي و نحَالو من فمَو هوَ؟ إلَي ما عندوش همَة و ياكل في صحن إلَي يسوى و ما يسواش و يغنَي في موَال ''أنا مش كافر بس الجوع كافر''؟ إلَي يصولو و يجولو و يمدحو في الأقطاب؟

نحبَ نهار نعرف كيفاش يرقدو النَاس هاذوما و يغمَضو عينيهم و يعطيوها خميري من غير ترميشة؟ كيفاش يقومو الصَباح و شنوَة يفطرو. زعمة قلمهم فطيرة حافية و إلَا عظمة في الزَبدة؟ كايك و كرواسون و إلَا عصير غلال الجنَة و ديما يمشي؟ و القهوة في راس النَهج؟ و الفطور؟ و البصَة؟ ناتنة و إلَا بلاش ريحة؟ و الخرية جارية و إلَا عندهم القبض؟ زعمة يحكَو سنَيهم؟

نحكي على إلَي يقولو ''حوت ياكل حوت'' و ''الصَوف تتباع بالرَزانة'' . باللَاهي قولولي لأشكون تبيعو فيها الصَوف؟ و في أنا سوق؟ تعملو تخفيضات؟ تعرفوه قانون السَوق؟ و إلَا زعام كان في قانون الغاب؟ وجماعة الفوضى الخلَاقة و الفنَ و الثَقافة. هاو ريحتو طلعت الفنَ متاعكم حتَى ولَينا ناكلو فيه. العفن.

إلَي يلعب عالكلام و على الطنبور و بالكذا. إلَي يبندر و إلَي يشطح و إلَي ما ززَاتوش البطحة ... وطلع للسَطح. إلَي يغرم و إلَي يغرف و ما يعرفش إلَي ماناش الكلَ أولاد تسعة شهور. أشكونهم؟ أشكونكم؟