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lundi 16 septembre 2013

بلاد الموازي


بلاد الموازي
بلاد فيها الطّايح مرفوع
و الواقف بالخلاف يوفّي بلاصة
بلاد فيها المخبّي شفّاف
و الشّرعي سهم اللحّاسة

بلاد الموازي
بين كرّ و فرّ, الشّبيبة القدّام
و الشّيبة تقبض في الكاسة
بلاد الإعلام وسيلة
و العدل جرّتو نكّاسة

بلاد الموازي
بلاد الحكومة و الكراسي 
المستقلّين في القدر تساسي
و الشعب في موّال "ماني ناسي"
عزاه على قلبو, يقاسي

بلاد الموازي
مجلسو مفتوح للبرّاني يحكم
و المنسحبين ما لقاو شكون يدعم
الكيل و الويل ليل مع صباح
و الدلّالة في السوق تبرعم
بين الصورة و السورة
تشوف و تقرى كان "صلعم"

بلاد الموازي
سيّبو المجرّمة و جابر في الحبس يقاسي
إلّي غنّى عالبوليس ما لقى شكون يواسي
و إلّي رمى العضمة عالكلب مباصي

بلاد الموازي
تحت سنّ الرّشد يسكتو عليك
تدفع الغالي حتّى من دمّ عينيك
تقسم معانا و الوباء فيك
العزاء مالوش خطّ أرتيستيك
خاطر في بلاد الموازي
إلّي ليك ليك و إلّي خاطيك متاعهم
تقبل الصّفقة كيما كتبوها أتباعهم
و تموت بغصّتك تتصكّك
لا عين ترى و لا قلب يوجع
لين ينصبولك ستاتي "للحريّة"
جماعة الّي فداوك كبش ضحيّة
يكسبو بيك و بقضيّتك الشّرعيّة
و يدخلو يكوّرو هوما زادة مع البقيّة

في بلاد الموازي

سيّب العزاء, خلّي يموت الكازي

jeudi 12 janvier 2012

Ma Tunisie à moi : 11 millions de putes dans un bordel à ciel ouvert.

Par où commencer ? Si je trouve une réponse à cette question, cela voudrait dire que j’ai déjà la solution et que ce billet n’a pas lieu d’être. Seulement, je n’arrive plus à savoir par où commencer, ni par où tout cela a commencé.

Personne ne travaille depuis plus d’une année. Moi compris. Tout le monde s’est improvisé enquêteur, journaliste, analyste, écrivain, observateur, conseiller, consultant et politicien. Tout le monde moi compris.

Il fut un temps où nous nous sommes improvisés entraineurs d’une équipe de football. 11 millions d’entraineurs pour une seule équipe. Mais notre équipe n’a pas remporté de médaille pour autant.

Aujourd’hui nous sommes 11 millions d’enquêteurs. Nous détenons tous la science infuse, LA vérité qui tue, le scoop, l’info, le dossier brûlant. Nous fouillons partout, nous déterrons la merde et nous nous plaignons de la puanteur. Peu de personnes supportent la puanteur, mais beaucoup la fouillent. Nous sommes 11 million de fouille-merdes.

Aujourd’hui nous sommes 11 millions de journalistes. Nous publions tous des articles et nous réclamons des droits de réponses à nos propres déblatérations. Nous démontrons, dénonçons, synthétisons et publions chacun à qui mieux mieux. Un blog par-ci, un journal par là, une revue de l’autre côté et parfois, quand la chance nous sourie, nous sommes même reconnus à grande échelle et invités en tant que journaliste de renommée. La catégorie ayant le vent en poupe étant celle du journalisme-citoyen.

Aujourd’hui nous sommes également 11 millions d’analystes. Nous analysons tout : les faits, l’info, les intox, le sang des uns et des autres. Nous tirons sur tout ce qui bouge et nous oublions les conclusions. Tout est bon à analyser : les opinions, les directions, la pensée et même les personnes qui nous entourent. Nous avons pourtant oublié comment analyser les matchs de foot. Grosse perte !

Aujourd’hui, nous sommes tous des écrivains. Nos plumes toujours retroussées, rouillées ou bien entretenues dessinent à tout va des mots. Mais surtout des insultes. Truffées de fautes. Nous noircissons aussi rapidement les pages que les réputations. Nous vendons nos lignes au kilomètre. Et tant pis si nous n’avons plus d’encre, car nous avons toujours notre salive à la rescousse. Enfonçons donc nos plumes dans nos langues. Même pas mal !

Aujourd’hui, nous sommes observateurs aussi. La découverte de l’année 2011 que ce terme fantastique englobant toutes les facéties possibles et imaginables de la critique aisée et de la gueule puante. Chevaliers désarmés, nous regardons tout ce qui se produit devant nous, et nous ne bronchons que pour cracher sur tout ce qui diffère de nous. Nous sommes les experts de l’observation des réseaux sociaux, des nouveaux médias et des médias classiques aussi. Nous sommes les experts des élections, des instances, des partis politiques, du droit, des amendements et du futur (n’en déplaise à certains !).

Et comme nous savons très bien que nous sommes des êtres supérieurs, dotés de beaucoup des qualités citées ci-dessus, nous nous sommes donc autoproclamés conseillers. Enorme. Nous avons tellement d’expérience que nous conseillons les pays voisins, nos amis proches et moins proches et mêmes les gens qui nous sont étrangers. Nous ne sommes pas donneurs de leçons, mais nous sommes conseillers, parce que nous, nous l’avons faite la révolution. Toute la révolution, du début jusqu’à la fin. Nous savons mieux que quiconque de quoi elle relève et ce qui en découle.

Je fatigue déjà, que je n’ai plus envie de poursuivre avec les autres fonctions des 11 millions qui restent. Alors pour faire simple, je saute directement à la conclusion pour dire que nous sommes 11 millions de putes. Oui des putes ! Et ne venez pas me dire que cela ne se dit pas et qu’il faudrait mieux employer le terme « prostituées ». Vous les experts, les journalistes, les conseillers, les observateurs.

Nous sommes 11 millions de putes à la langue bien pendante (et non pendue) qui puons le rance et la merde. Nous en avons bouffé de la merde et nous ne cessons de nous roter à la gueule les uns les autres. Nous sommes 11 millions de putes enragées et assoiffées de pouvoir et de reconnaissance. Reconnaissance au sein de nos familles, de nos collègues, de nos quartiers. Reconnaissance dans nos cercles d’amis virtuels, au sein des experts et des analystes. Des publicistes et des gens des médias, des employés du secteur public ou privé, des enseignants, des chercheurs, des chômeurs et des pique-assiettes. Des artistes et des penseurs, des bourgeois et va-nu-pieds. Nous sommes une honte pour le plus vieux métier du monde. Et les vraies putes rasent les murs aujourd’hui parce que nous salissons leur métier et leurs carrières.

Nous sommes 11 millions de putes et nous n’avons même pas appris à faire notre métier de pute correctement. Car nous tapinons tous sur le même trottoir, dans le même quartier, sous le même porche. Nous sommes 11 millions de putes et nous utilisons le même préservatif tous les jours depuis un an, les mêmes bas filés, le même fard trop sombre, les mêmes chaussures écorchées. 11 millions de putes qui ne trouvent pas de clients. Nous sommes 11 millions de putes incestueuses, car nous nous baisons les uns les autres. Nous nous violons les uns les autres. Nous finirons tous, avec nos descendances, débiles et tarés car nous serons 11 millions de putes consanguines.

mercredi 19 septembre 2007

Racisme : suite et fin!

En ce qui concerne mon précédent "aussi monstrueux qu'un Hitler" je persiste et signe. L'antisémistisme est une expression poussée du racisme contre les juifs. Ne sommes-nous pas antisémites? Les echelles diffèrent peut-être diront certains mais le résultat et le ressentiment surtout sont les mêmes.

Et oui c'est encore une fois une question d'éductaion. Encore et toujours. De conscience, de civisme, de savoir vivre, de discernement et même un degré d'utilisation des neurones!
Les tunisiens ne veulent peut-être pas aborder ces sujets-là (et ils ne sont pas les SEULS concernés) et ils en sont CONSCIENTS. Secouer les idéologies et bousculer les idées reçues n'est pas du ressort de tout être humain-autruche qui se respecte.

Je n'ai jamais dit que le racisme est une attitude purement tunisienne, loin de moi cette idée. Mais je me dois en tant que tunisienne d'aborder D'ABORD ce sujet avec mon entourage avant de passer à des considérations un petit peu plus universelles! (Lou a l'air de dire regardons d'abord vers nos nombrils. OUI! ).

A ce stade-là, je m'en fiche de ce que pense les français des portugais ou des belges, les ricains des mexicains, mes martiens des plutoniens. Je VIS en Tunisie et je me dois d'être d'abord concernée par ce cadre. Et puis, c'est trop facile de dire aussi "les autres aussi, ya pas que nous, on est pas les seuls" et autres "echan9a m3a ejmé3a 5lé3a" (la potence avec les autres rime avec vacances!).

Avant d'être "un manque de respect à la différence" c'est avant tout du RACISME. Ne minimisons pas, n'adoucissons pas, ne banalisons pas! Et puis quelle idée de penser que l'être humain est par essence raciste. Solution de facilité je vous dis!

Le racisme tuniso-tunisien sévit de plus en plus. Le racisme sectaire aussi, régional, sportif, de confession, de strate sociale.... et j'en passe et des meilleures.

"On l'est" => Oui!
"On va le rester... Avec tout le pragmatisme du monde?!!!" NON, non et non. Ou enfin si, ça ne m'étonne pas, nous sommes AUSSI démissionnaires (Oui elle continue d'accabler les tunisiens Lou. Pendant qu'on y est pourquoi ne pas rajouter une once par-ci, une once par-là).

"On est juste un peu moqueurs". Elle est bien belle celle-là. C'est même la meilleure. Moqueurs? Rien que ça? On insulte les noirs, les étrangers, les arabes (oui messieurs dames): nous ne sommes pas racistes xénophobes mais moqueurs. On insulte les juifs: nous ne sommes pas antisémites nous sommes juste moqueurs. On insulte les homosexuels on n'est pas homophobes on est juste un peu moqueurs.
Wawwwww, je vais poster, de ce pas, une proposition de modification sur la définitions du mot "racisme" sur Wikipédia.

mardi 18 septembre 2007

Oui, nous sommes racistes!

Nous reprochons aux "autres" leurs attitudes racistes. Nous détestons nous faire traiter d'arabes, d'indigènes, nous réagissons quand il s'agit de notre identité et de notre culture, formant une masse (presque) compacte face à ce gros bloc occidental ou autre. Mais nous, nous insultons les Libyens, méprisons les Algériens, maltraitons les africains, haïssons les juifs, envions les occidentaux, médisons des moyens-orientaux... Nous, nous nous, à croire que nous sommes les meilleurs, les plus tolérants, les mieux lotis, les plus instruits, civilisés, dotés d'intelligences sans pareilles... Oui, NOUS SOMMES RACISTES. Aussi racistes qu'un Ben Laden, aussi détestables qu'un W. Bush, aussi monstrueux qu'un Hitler. Nous enseignons la haine de l'autre à nos enfants dans les écoles et les jardins d'enfants. Nous leur faisons boire le lait de la différence au sein dès la naissance. La différence = le danger. Comment peut-on ensuite s'étonner de voir des actes fascistes, racistes, criminels, odieux, violents? Les adjectifs "Kalb" (chien), "m'ssaouèd" (noirci), ou les plus courants comme "tiih, libi hédhéka c'est normal bhim" (mais non, c'est normal qu'il soit bête, il est Libyen) ou encore "dziri m'assakh w terroriste" (sale algérien, terroriste).

Nous, nous sommes l'exemple dans tout ce que nous entreprenons: le code du statut personnel, les libertés, les droits de l'homme, la démocratie, l'économie, la santé. "Nous" est constamment conjugué au PARFAIT. Nous avons inventé un nouveau mode, qui est devenu un mode "par défaut" greffé dans nos cerveaux, dans nos cartes génétiques. Nous c'est le "plus que parfait", l'idéal, l'exemple à suivre "fi koll al majalét".

Nous chassons les étudiants africains, les insultons, et ça va jusqu'à la baston, au racket, au lynchage. Mais nous ouvrons grands nos bras aux occidentaux, qui violent nos enfants, abusent de nos adolescents, chipotent sur tout même sur la sueur de nos fronts. Eux, c'est nos maîtres. Une partie en nous tend vers les complexe du colonisé, l'autre vers celui du colonisateur. Schizophrénie montante, violence et haine de l'autre grandissantes. Oui, nous sommes racistes!